ἐρρύθμως

ἔρρω

ἔρρωγα
ἔρρω (seul. prés., fut. ἐρρήσω, ao. ἤρρησα)
1 aller lentement, particul. aller péniblement, en parl. de la marche d’Hèphæstos, Il. 18, 421 ; errer tristement, Od. 4, 367 ; Hh. Merc. 259 ||
2 p. ext. aller sous de mauvais auspices, aller à sa perte, Il. 8, 239 ; 9, 364, etc. ; Eschl. Eum. 884 ; particul. à l’impér., à l’opt. et au fut. comme formule d’imprécation : ἔρρε, Il. 8, 164 ; 22, 498 ; 24, 239 ; Soph. Ph. 72 ; Thcr. Idyl. 20, 2 ; ἔρρ’ ἐς κόρακας, Ar. Pl. 604, va-t’en aux corbeaux ; ἐρρέτω, Archil. (Plut. M. 239b) ; Soph. Ph. 1200, qu’il périsse ! ἔρρετε, Il. 24, 239 ; A. Rh. 3, 562, puissiez-vous périr ! ἔρροις, Eur. Alc. 734 ; Anth. 5, 3, puisses-tu périr ! οὐκ ἐς κόρακας ἐρρήσετε; Ar. Lys. 1240 ; Pax 500, n’irez-vous pas aux corbeaux ? ||
3 p. suite, tomber en ruines, déchoir, périr, en parl. de pers. Βακτρίων δ’ ἔρρει πανώλης δῆμος, Eschl. Pers. 732, le peuple des Bactriens s’en est allé entièrement détruit ; au prés. dans le sens d’un pf. Soph. O.R. 560 ; en parl. de choses : ἔρρει τὰ ἐμὰ πράγματα, Xén. Conv. 1, 15, mes affaires vont mal, c’en est fait de moi, je suis perdu ; cf. Soph. O.R. 910.
Étym. R. indo-europ. *uert-ie/o-, tourner.