πέρα, ας (ἡ) c. περαία, Eschl. Suppl. 262.
πέρα
περάανπέρα mieux que πέρᾳ [ᾱ] adv. et prép. au-delà :
1 avec
idée de lieu, Plat. Phæd. 112e, etc. ; avec le gén. au-delà de, Dém. 634, 13, etc. ||
2 avec
idée de temps, Xén. An. 6, 1, 28 ;
avec le gén. : πέρα μεσούσης ἡμέρας, Xén.
An. 6, 5, 7,
après le milieu du jour ; καιροῦ πέρα,
Eschl. Pr.
507 ; ou
πέρα τοῦ καιροῦ, Xén. Hell. 5, 3, 5, au delà du temps marqué ou nécessaire ||
3 avec
idée de mesure : πέρα
μεδίμνου, Is. 80, 31, au delà de la mesure du médimne,
d’où au delà de toute mesure, à l’excès,
Soph. El.
633 ; Eur.
Hipp. 1033 ;
Plat. Tim.
29d ;
fig. πέρα
δίκης, Eschl. Pr. 30 ; Soph. El. 521, au delà de ce qui est juste, contrairement à la
justice ; πέρα τοῦ δέοντος, Plat. Gorg. 487d ; Plut. M. 575d, au mépris du
devoir ; πέρα ἀνθρώπου, Philstr. p. 584, au
delà des forces humaines ; en gén.
abs. ἄπιστα καὶ
πέρα, Ar. Av. 416, des choses
incroyables et au delà ; cf. Soph. fr. 195 Dind. ;
qqf. avec une
conj. πέρα ἤ, Soph. O.C. 651, Ph. 1277, au delà de ce que, plus que ||
Cp. περαιτέρω (v. ce mot),
ou περαίτερον
(v. περαίτερος).
Étym. R.
indo-europ. *per-, au delà, à travers ; cf. πέραν, περί.